La migration des oiseaux


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Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ...
(Georges Brassens)


L'automne C'est l'automne : il pleut, les jours raccoucissent, il fait frais le jour et surtout la nuit ... la nourriture devient rare : moins d'insectes, moins de graines, ...

C'est le moment choisi par certains oiseaux pour quitter le pays vers des cieux meilleurs, plus chauds et où il y a de quoi manger.



Mais où vont-ils ?

Tous les oiseaux ne migrent pas. Leur choix ou plutôt leur obligation de partir est surtout liée à leurs possibilités de survie, à leurs habitudes alimentaires et à la quantité de nourriture qu'ils peuvent trouver.

C'est pour cela que les insectivores sont les plus grands migrateurs car en hiver, en effet, les insectes sont rares, alors que les granivores ou omnivores qui ont une alimentation moins spécifique, sont plutôt sédentaires et si ils bougent, ce n'est que de quelques km pour généralement revenir le soir s'abriter dans leur nid.

Les moineaux et les mésanges, par exemple, nous restent fidèles parce que leurs repas sont très variés et qu'ils peuvent s'adapter aux rigueurs de l'hiver.
Par contre les hirondelles, grandes mangeuses d'insectes, nous quittent quelques temps pour revenir au pays dès les premiers beaux jours.

Les oiseaux migrateurs voyagent en groupes ou seuls, le jour ou la nuit. Certains quittent l'europe pour le sud-ouest de l'afrique. D'autres, comme les oies, les canards, viennent du grand nord et s'installent en europe occidentale où, comparativement, l'hiver est moins rude.

Comment font-ils ?

Boussole     Sans boussole, sans radard, sans tour de contrôle, ils décolent tout à coup, mettent le cap sur leur destination pour atterrir quelques milliers de km plus loin, à bon port.

C'est prodigieux non !

Cela ne se fait toutefois pas sans mal ni sans une bonne préparation avant le grand départ : comme les sportifs, il faut bien manger, pour accumuler un maximum de réserve d'énergie, de graisse, de forces car le voyage sera long et épuisant.

Il faut aussi garantir une bonne arrivée et, pour cela, ne pas forcément aller en ligne droite ... Il faut choisir la route la plus sûre, la plus sécurisée.
Il est préférable en effet de voyager au-dessus des terres plutôt qu'au-dessus des mers où il est quasi impossible de se poser, le temps de récupérer un peu et de manger un brin.

En chemin, les oiseaux devront aussi traverser soit des montagnes comme les Pyrénées ou les Alpes ou encore, pour certains grands voyageurs, un énorme désert : le Sahara.
Ces régions sont très peu hospitalières et ils essayeront donc de les contourner par des chemins de traverses salutaires.

Secrets d'orientation Ils utilisent peut-être des repères comme la position du soleil, de la lune ou des étoiles à certains moments de la journée mais aussi celle des océans, des montagnes ou des fleuves.

Ils sont sans doute aussi sensibles aux champs magnétiques un peu comme l'aiguille aimantée d'une boussole qui indique toujours le nord ce qui, pour les oiseaux, désignera le chemin inverse à prendre au départ ou, au contraire, à suivre au retour de leur épopée.


Peut-être encore qu'ils sont capables de mesurer si l'air est chaud ou froid, sec ou humide ... ce qui leur donne bien sûr une indication avec l'apparition de plus d'insectes et donc de plus de nourriture !

C'est très certainement l'ensemble de tous ces paramètres qui leur servent de guide ou de carte "routière" Michelin dans le ciel.
... Ce don d'orientation reste encore partiellement un mystère aujourd'hui !



Alors dans l'admiration et pour les aider à partir ou à survivre, n'oublions pas de les aider un peu avec des graines, de l'eau, une boule de graisse.
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© Texte Nadidom

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